Rebecca traîne son mal d’inspiration depuis deux ans. Psychologue de formation, auteure à succès avant, elle voit sa vie filer entre ses doigts. Un soir, Lino entre en scène. Artisan, fou d’histoire de l’art, il déballe des bribes de son existence compliquée. Il s’évapore. Elle, fascinée, décide de le traquer pour en faire le héros de son prochain roman.
Pas de chichis inutiles ici. L’histoire file droit vers l’essentiel : comment une rencontre change tout. Et vous, lectrice ou lecteur en quête de peps, vous allez peut-être y trouver votre dose.
Les personnages : Rebecca et Lino, imparfaits et attachants
Rebecca n’est pas une héroïne lisse. Elle oscille entre déprime et coups de boost soudains, ce qui la rend vraie, presque agaçante par moments. Son mariage s’effrite, son inspiration a fui, et voilà qu’elle se lance dans une chasse à l’homme sur un coup de tête. Lino, lui, porte un passé lourd, une quête d’absolu qui le ronge. Passionné d’art, il vit dans ses souvenirs de Venise, la Sérénissime qui hante le livre comme un mirage.
Leur duo fonctionne parce qu’ils se complètent sans forcer. Elle écoute, il confie. Puis il disparaît, et c’est parti pour l’aventure. J’aime ce côté humain : personne n’est parfait, et c’est ça qui accroche. Imaginez Lino sculptant un détail Renaissance dans son atelier, les mains pleines de poussière, en racontant ses démons. Un détail qui reste en tête.
Autour d’eux, des seconds rôles solides soutiennent l’intrigue sans alourdir. Pas de foules inutiles, juste ce qu’il faut pour que l’émotion circule.
L’intrigue : du bistrot à Venise, un rythme qui ne faiblit pas
Tout commence par hasard, au comptoir. Une confidence, une disparition, une traque. Rebecca suit les traces de Lino jusqu’à Venise, ville des renaissances artistiques et personnelles. Le roman dans le roman ajoute une couche : elle écrit sur lui, mais la réalité la rattrape.
Le rythme ? Alternance de chapitres courts, intenses, et passages plus lents pour laisser infuser les émotions. Pas de longueurs inutiles sur 464 pages. La tension monte avec les secrets de Lino : mensonges, passé douloureux, amour enfoui. Venise sert de décor parfait, avec ses canaux qui reflètent les tourments intérieurs.
Petite scène qui marque : Rebecca arrive devant un palazzo délabré, sentant l’humidité des murs, et comprend que Lino y a laissé une partie de son âme. Ça donne envie de tourner les pages vite.
Ambiance et thèmes : résilience, art et nouveaux départs
L’ambiance oscille entre bistrot chaleureux, rues de Paris grises et Venise envoûtante. Agnès Martin-Lugand excelle à peindre des lieux qui respirent : l’odeur de peinture fraîche dans l’atelier de Lino, le bruit des gondoles au loin. Thèmes centraux : la résilience face aux coups durs, la puissance d’une rencontre, la quête d’absolu dans l’art et la vie.
C’est un roman qui apaise, inspire. Il parle de renaissances multiples : artistique pour Rebecca, personnelle pour Lino. Sans mièvrerie, avec des larmes aux bons moments. Les lecteurs sur Fnac adorent : 47 avis 5 étoiles, des commentaires sur l’émotion brute transmise.
Points forts et limites, avis honnête à la sauce LivresEnsemble
Points forts :
- Émotions palpables, signature d’Agnès Martin-Lugand.
- Personnages nuancés, loin des clichés.
- Venise comme héros secondaire, vivante et mystérieuse.
- Structure roman dans le roman, ingénieuse et fluide.
Limites ? Certains diront que le schéma est classique : romancière en panne rencontre muse mystérieuse. Une critique pointe des décisions peu crédibles, comme les sautes d’humeur de Rebecca sans profondeur. Pas faux, mais ça n’enlève rien au plaisir global. Si vous cherchez de l’originalité absolue, passez votre tour ; sinon, foncez.
Pour qui ? Lecteurs fans de feel-good intelligent, amateurs d’histoires d’amour matures, ceux qui aiment les voyages littéraires en Italie. Niveau intermédiaire, style accessible.
Style d’écriture : fluide, émouvant, sans fioritures
Agnès Martin-Lugand écrit comme elle parle : direct, chaleureux. Phrases courtes pour les moments tendus. Plus longues pour décrire Venise, ses reflets sur l’eau au crépuscule, où Lino confesse enfin son plus grand regret. Vocabulaire simple, émotions au premier plan. Pas de jargon artistique indigeste, même si l’histoire de l’art est partout.
Le "roman dans le roman" se distingue par une police italique subtile, qui intrigue sans perturber. Résultat : on lit d’une traite, ou presque. J’ai vu des avis dire lu en 3 jours. Compréhensible.
Comparaison avec d’autres livres d’Agnès Martin-Lugand
| Livre | Thèmes communs | Différence avec Les Renaissances |
|---|---|---|
| Les Hyacinthes | Résilience, deuil | Plus intime, moins voyageur ; ici Venise booste l’évasion |
| La Bibliothèque des cœurs cabossés | Rencontres salvatrices | Plus léger, communautaire ; Les Renaissances creuse le duo |
| Entre mes mains le bonheur se faufile | Nouveaux départs | Plus quotidien ; celui-ci ajoute mystère et art |
Les fans reconnaîtront la patte : émotions fortes, personnages cabossés qui renaissent. Mais Les Renaissances se distingue par son ancrage vénitien et le meta-roman.
Ce que disent les premiers lecteurs
Sur Fnac, c’est l’engouement : "Prodigieux !!!!", "Magnifique ! 5/5", "Une lecture bouleversante". On loue les émotions, l’histoire d’amour, les secondes chances. Une lectrice : "J’ai adoré les personnages et le roman dans le roman". Une autre : "Envoûtant, avec Venise au cœur".
Moins unanime partout. Une chronique note un manque de profondeur dans le passé de Rebecca, des réactions prévisibles. Mais globalement, un des meilleurs de l’autrice pour beaucoup.
Infos pratiques sur le livre
Parution le 20 février 2025 chez Michel Lafon. 464 pages, format broché 14,8 x 22,7 cm. EAN 9782749950648. Disponible en grand format et numérique. Prix autour de 21,95 €.
Édition solide, sans illustrations, tout dans le texte. Parfait pour un voyage en train vers l’Italie, ou un soir pluvieux à la maison.
Pourquoi ce roman maintenant, en 2025 ?
On sort d’années compliquées, et Les Renaissances parle de rebondir. Rebecca retrouve l’inspiration comme on retrouve un souffle après une longue apnée. Lino renaît de ses cendres vénitiennes. Lecture pour l’hiver, avant le printemps des possibles.
Si vous hésitez, pensez à ce comptoir de bistrot : une phrase de Lino suffit à tout changer. Ce livre pourrait être votre déclic. À vous de voir.