Ce premier tome des Seasons de Morgane Moncomble pose la question cash : peut-on pardonner à celui qui t'a fait du mal ado ? Camélia Bryan, étudiante en droit à Édimbourg, se retrouve piégée.
Lou Kister, son bourreau du lycée, est accusé du meurtre de Rory Cavendish, un type odieux et manipulateur. Rory crève subitement, tout pointe Lou. Et Camélia décide d'enquêter elle-même. Pas parce qu'elle est une pro, hein, juste une passionnée de polars qui veut devenir avocate.
Le hic ? Lou l'a harcelée sans pitié il y a cinq ans. Alors aider son ancien tortionnaire, ça cogne fort. L'histoire mélange suspense, romance naissante et flashbacks sur ce qui s'est passé au lycée. Un automne froid, des rues écossaises brumeuses, et un testament bizarre de Rory qui lance une chasse au trésor pleine d'énigmes.
Promesse tenue en partie : on avance dans l'enquête, on doute, on pardonne un peu. Mais attends de voir les limites.
L'ambiance : brume d'Édimbourg et cœurs en vrac
Édimbourg en automne, ça colle pile au titre. Pluie fine qui colle aux vitres, ruelles sombres où on imagine des ombres filer.
Camélia arpente la ville, dossier sous le bras, pendant que Lou s'évade de prison pour creuser le mystère. L'atmosphère est lourde, presque claustro, avec ce passé qui suinte de partout.
Les chapitres sautent dans le temps : la nuit du meurtre, le lycée d'avant, l'enquête d'aujourd'hui. Ça désoriente au début, comme si tu assemblais un puzzle les yeux bandés. Une fois dedans, l'ambiance te happe. Froid, humide, tendu. Parfait pour une romance qui gratte là où ça fait mal.
Mais parfois, ça vire trop soap opera : Lou en fuite avec Camélia, c'est pratique pour les dialogues interminables sous la pluie. L'ambiance sauve le tout, elle te fait sentir le poids du pardon qui hésite.
Rythme : accélération puis frein à main
Le début file vite. Rory mort, Lou en taule, Camélia qui plonge tête baissée. Tu tournes les pages, l'adrénaline monte avec les premières énigmes du testament.
Puis ça ralentit. Des pages de parlotes entre Lou et Camélia, à disséquer le passé, à se jauger. Le rythme cale sur les émotions, pas toujours fluide. Les flashbacks aident à comprendre pourquoi Lou était un sale gosse, pourquoi Rory manipulait tout le monde.
Ça repart vers la fin avec le plot twist – sans spoiler, disons que ça secoue les certitudes. Mais globalement, un rythme inégal : speed sur l'enquête, mou sur la romance qui s'installe doucement. Si tu aimes les pauses introspectives, ça passe. Sinon, patience requise.
Environ 400 pages en poche, ça se lit en une semaine si tu accroches à l'intrigue policière.
Style : dialogues qui cognent, mais maladroits
Morgane Moncomble écrit à la première personne, Lou et Camélia alternent. Tu entres direct dans leur tête : doutes de Camélia, rage contenue de Lou. Phrases courtes souvent, qui claquent.
Exemple du quotidien : Camélia qui fixe une tasse de thé froid en se rappelant les insultes du lycée, pendant que Lou gratte une cicatrice invisible. Ça ancre. Le style young adult pur : direct, émotionnel, sans chichis.
Par contre, les dialogues traînent. Pages et pages où ils s'engueulent, se rapprochent, reculent. Ça sonne faux par moments, trop théâtral. La new romance pointe le bout de son nez : tension sexuelle qui monte, mais stéréotypée. Camélia la gentille victime, Lou le bad boy qui se rachète.
Style honnête, pas guindé. Parfait si tu veux du cru, agaçant si tu cherches de la finesse.
Thèmes : pardon, harcèlement, rédemption
Au cœur, le pardon. Camélia pardonne-t-elle vraiment Lou ? L'enquête révèle le passé de chacun : Lou n'était pas juste un harceleur gratuit, Rory un tyran absolu. Sky la copine de Rory, Gideon et les autres de la bande, tous toxiques.
Ça parle harcèlement au lycée sans pathos, juste les faits crus. Rédemption pour Lou qui s'ouvre peu à peu. Romance qui naît du chaos, avec ce goût de forbidden.
Thèmes young adult solides : identité, trauma, amour toxique qui guérit peut-être. On sent la psychologie amateur, mais sincère. Pas de leçons moralisatrices, juste des personnages qui trébuchent.
Ça résonne si tu as vécu des amitiés pourries ado.
Les personnages : stéréotypes ou profondeur ?
Camélia Bryan : lectrice de polars, fan de droit pénal, courageuse mais naïve. Elle tient la route, on s'attache à sa détermination.
Lou Kister : l'ancien harceleur, accusé de meurtre, bad boy torturé. Il évolue, on comprend ses démons via flashbacks. Mais cliché du mec sombre qui craque pour la gentille.
Rory Cavendish : odieux, manipulateur, mort au bon moment. Sa bande – Sky la froide, Gideon calculateur – pue le stéréotype.
Points faibles : personnages secondaires plats, prévisibles. Camélia avocate en herbe qui gère une vraie enquête ? Tiré par les cheveux. Mais Lou et Camélia portent l'histoire, leurs échanges font le sel.
Pas parfaits, humains dans leurs failles.
Points forts : ce qui accroche pour de bon
- Intrigue policière addictive, avec énigmes et testament qui lancent la chasse.
- Thèmes du pardon et harcèlement traités sans filtre, proches du réel.
- Ambiance Édimbourg automnale immersive, brume et tension palpables.
- Roman court, addictif si tu aimes new romance + suspense.
- Plot twist final qui donne envie du tome 2, Un hiver pour te résister.
Ça buzz pour une raison : mélange genres qui surprend au début.
Limites : ce qui frustre et déçoit
- Personnages secondaires stéréotypés, prévisibles dès le départ.
- Dialogues trop longs, qui plombent le rythme.
- Incohérences : étudiante en droit qui mène l'enquête comme une pro ? Bof.
- Révélation du meurtre un peu facile, manque de suspense pur.
- New romance forcée, avec tensions sexy mal dosées.
Pas un polar pur, ni une romance profonde. Hybride bancal par moments.
Pour qui ce livre ? Niveau et public
Niveau facile, vocabulaire simple. Young adult 15-25 ans, fans de romance sombre.
Si tu kiffes Colleen Hoover ou Addict, ça passe crème. Amateurs de polars light aussi.
Évite si tu veux du réalisme judiciaire ou des persos nuancés à la Flaubert. Parfait pour un automne pluvieux, emmitouflé sur le canap'.
Public : lectrices romance qui pardonnent les clichés pour une bonne intrigue. Hommes ? Moins sûr, trop girl power émotionnel.
Comparo rapide : Seasons vs classiques young adult
| Critère | Un automne pour te pardonner | Autres YA romances |
|---|---|---|
| Intrigue police | Mélange enquête/romance, original | Souvent pur amour toxique |
| Ambiance | Édimbourg froid, top | US highschool cliché |
| Persos | Évolution pardon, mais stéréo | Bad boy standard |
| Rythme | Inégal, dialogues lourds | Plus fluide souvent |
Se distingue par le cadre écossais et l'enquête, perd des points sur le réalisme.
Avis honnête LivresEnsemble : je recommande ou pas ?
J'ai aimé l'idée : pardonner à son harceleur via un meurtre mystère. Ça m'a tenue éveillée deux nuits, à cogiter sur Lou.
Mais frustrée par les longueurs et le côté prévisible. Pas un coup de cœur absolu, plutôt un bon moment cosy.
Si tu cherches du feel-good sombre avec romance, fonce. Sinon, passe au tome 2 direct si t'accroches. Méthode LivresEnsemble : on dit les forces (suspense, thèmes vrais) et les failles (rythme, crédibilité). Lecture addictive malgré tout.
En poche, pratique pour le sac. Compte 1200 mots ici, mais le roman vaut le détour pour les fans du genre.